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Au cœur de la transformation numérique de Lille Grand Palais

SEO, SEA, date, intelligence artificielle, RGPD : à Lille Grand Palais – Zénith de Lille, le métier de chef de projet marketing digital se situe à la croisée de la visibilité, de la performance commerciale et de l’innovation. En poste depuis décembre 2025, Elisa Briot nous ouvre les coulisses d’une fonction aussi stratégique que transversale.

Elisa, concrètement, quelle est votre mission ?

Ma mission consiste à développer et piloter les projets digitaux qui contribuent au rayonnement de Lille Grand Palais et du Zénith de Lille et à améliorer l’expérience de nos clients et visiteurs. Avec Solène Bouhet, en charge du marketing opérationnel, nous construisons la stratégie marketing digitale en fonction des ambitions de l’entreprise, des tendances du marché et des besoins des équipes commerciales. C’est un métier très transversal. Je peux travailler sur la visibilité de nos sites internet, le référencement, la data, de nouveaux outils digitaux, le déploiement de l’IA ou accompagner les commerciaux dans leurs besoins. Par exemple, nous avons retravaillé la plaquette commerciale digitale pour la rendre plus fluide et y intégrer des fonctionnalités davantage adaptées à leurs usages. Le digital doit être au service du développement commercial.

Comment travaillez-vous la visibilité de Lille Grand Palais sur le web ?

Nous développons la visibilité de nos différents sites grâce au SEO, c’est-à-dire le référencement naturel et gratuit, et au SEA, le référencement payant. Pour Lille Grand Palais, l’enjeu est notamment de mieux toucher les publics BtoB et de générer des contacts qualifiés pour les équipes commerciales. Cela passe par l’analyse des recherches, l’optimisation des contenus et des sites, mais aussi par le suivi des performances. Le digital permet de mesurer beaucoup de choses : il faut donc regarder les résultats, comprendre ce qui fonctionne ou non et ajuster en permanence. La veille est également essentielle, sur les pratiques de nos concurrents comme sur les nouveaux outils et usages numériques.

La date occupe également une place importante dans ces projets. Pourquoi ?

Parce qu’on ne peut pas développer de nouveaux usages digitaux efficaces, notamment l’IA, sans disposer d’une donnée fiable et bien structurée. Un important chantier autour de la data a déjà été engagé en 2025, avec un travail de nettoyage des données clients dans notre ERP pour une meilleure structuration des portefeuilles clients des commerciaux.

Justement, vous participez aujourd’hui au chantier stratégique consacré à l’IA. Où en est Lille Grand Palais ?

Il s’agit d’accompagner Lille Grand Palais dans sa transition numérique en identifiant des usages réellement utiles aux équipes. L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais de lui donner des outils pour gagner en efficacité sur certaines tâches répétitives ou chronophages. Nous avons commencé par rédigé une charte IA et former les directeurs et managers. Nous travaillons maintenant à l’identification des cas d’usage dans les différentes directions. Cela peut être, par exemple, un outil de veille concurrentielle pour le marketing ou de veille juridique pour les ressources humaines. À partir de ces besoins, nous construisons des prompts ou des petits agents IA adaptés à chaque métier.

La prochaine étape consiste à former progressivement les équipes à ces usages. L’idée est vraiment de partir du terrain : identifier un besoin, trouver l’outil pertinent, le tester et vérifier qu’il apporte une réelle valeur ajoutée.

Vous êtes également déléguée à la protection des données (DPO). Comment cette certification s’articule-t-elle avec vos missions digitales ?

Les deux sont très liées. Plus on développe les usages numériques et la donnée, plus la question de leur protection devient centrale. En tant que DPO, j’accompagne Lille Grand Palais dans le respect du RGPD : j’informe et conseille les équipes, je veille à la conformité des traitements et je m’assure que l’on ne collecte que les données réellement nécessaires.

Nous réalisons notamment un important travail de cartographie : quelles données sont collectées ? Où sont-elles stockés ? Qui peut y accéder ? Pendant combien de temps sont-elles conservées ? La protection des données doit être pensée dès la conception d’un projet digital, et non ajoutée à la fin. J’ai suivi pour cela une formation auprès du CNAM ces derniers mois, notamment pour renformer mes compétences juridiques. C’est une dimension très complémentaire de mon métier : innover, oui, mais dans un cadre maîtriser et responsable.

Qu’est ce qui vous plait particulièrement dans ce métier ?

Son côté « chef de projet ». Mon périmètre évolue en même temps que les projets et les enjeux de l’entreprise. Le marketing digital reste mon fil rouge, mais nous avons jusqu’à présent beaucoup travaillé sur la data, aujourd’hui sur l’intelligence artificielle, et demain d’autres sujets émergeront certainement. C’est ce qui rend le métier passionnant : il faut être curieux, faire beaucoup de veille et être capable de se saisir de nouvelles opportunités. À Lille Grand Palais, j’apprécie aussi la liberté que l’on me laisse pour explorer une piste lorsqu’elle peut être utilise à l’entreprise. C’est à la fois stimulant et gratifiant.

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