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Rencontre avec le chargé de communication digitale de Lille Grand Palais

Entre stratégie, contenus et rayonnement des événements

À 24 ans, Matéo Mullet pilote depuis quelques mois la communication digitale des productions et de la marque Lille Grand Palais. Entre gestion des réseaux sociaux, campagnes d’achat d’espaces publicitaires en ligne et collaboration avec les créateurs de contenus, il contribue à faire vivre les événements tout en participant au rayonnement du lieu.

Matéo, quel a été ton parcours avant de rejoindre Lille Grand Palais ?

J’ai suivi une licence puis un master en marketing et communication à l’IAE de Lille. Pendant mon alternance à la Métropole Européenne de Lille, j’étais chargé de projets en communication, en lien avec différents services et prestataires. Ensuite, j’ai rejoint lille3000 pour la saison Fiesta, où j’ai occupé un poste de chargé de communication digitale pendant un an. Gestion du site internet, animation des réseaux sociaux, stratégie d’influence, c’est là que j’ai approfondi mon expertise dans le digital.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Lille Grand Palais ?

Le poste s’est présenté au bon moment, à la fin de mon contrat précédent. C’était une belle opportunité, avec une perspective de long terme en CDI. Mais au-delà de ça, j’ai été attiré par le positionnement de Lille Grand Palais. Après une expérience en collectivité puis dans une association, j’avais envie de découvrir un environnement plus « entreprise », tout en gardant du sens. Ici, on est à la croisée de plusieurs mondes : on produit des événements, on accueille des projets, et on contribue à l’attractivité du territoire. C’est important pour moi de croire à ce que je communique.

Au-delà de l’opérationnel, comment construis-tu la stratégie digitale ? Quels sont les enjeux aujourd’hui ?

Il y a plusieurs niveaux de stratégie. Sur des événements installés comme Lille Art Up! ou ou l’International Lille Tattoo Convention, l’enjeu principal est la conversion : faire venir du public, donner envie d’acheter un billet. Ce sont des événements déjà connus, donc l’objectif n’est plus seulement de faire de la notoriété, mais de convaincre. On travaille aussi sur les contenus pour renouveler l’intérêt : proposer de nouveaux formats, raconter autrement, créer du lien entre les exposants et le public. Pour Lille Art Up!, par exemple, on va mettre en avant des collectionneurs ou des artistes pour rendre l’événement plus accessible, plus incarné. L’idée est aussi de démocratiser l’accès à l’art.

Pour la marque Lille Grand Palais, l’objectif est différent : on est davantage sur de la notoriété et de la valorisation. On s’attache à montrer la diversité des événements, les espaces, les savoir-faire, les coulisses ainsi que les femmes et les hommes qui font vivre le lieu. Enfin, il y a un enjeu fort autour des nouvelles productions, dans le cadre du nouveau cap stratégique, pour les faire émerger, les installer, leur donner une identité. Là, on est vraiment dans une logique de lancement et d’accompagnement.

Qu’est-ce qui fait, selon toi, une communication digitale réussie dans un lieu comme Lille Grand Palais ?

Tout dépend de l’objectif attendu. Sur nos productions, une communication réussie, c’est une communication qui génère de la conversion. On peut faire beaucoup de visibilité, mais si cela ne se traduit pas en fréquentation, il faut se poser les bonnes questions. C’est ce qui est intéressant : on est en permanence dans l’ajustement. Tester, analyser, faire évoluer les formats, les messages. La stratégie peut être bonne, mais il faut aussi composer avec le contexte, les comportements des publics, la concurrence…

Sur la partie marque, en revanche, on est davantage sur des indicateurs de notoriété et d’image. Et puis il y a toute la dimension d’innovation : la veille est essentielle. Les formats évoluent très vite, notamment sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, la vidéo est incontournable, et parfois des contenus plus spontanés fonctionnent mieux que des productions très travaillées. Il faut rester agile.

Tu travailles aussi avec des créateurs de contenus. Quelle est ta façon de faire ?

C’est un travail assez subtil. On ne travaille pas avec eux sur la marque Lille Grand Palais, mais uniquement sur nos productions, avec des approches différentes selon les profils. Avec des créateurs locaux, orientés « idées sorties » ou « bons plans », on cible une audience locale et régionale : leur proximité permet d’attirer facilement des publics curieux. À l’inverse, les créateurs nationaux, aux communautés plus larges (en France et en Belgique par exemple), sont plus difficiles à mobiliser sur des événements. On les active donc davantage dans une logique de notoriété, en privilégiant des profils spécialisés, en lien direct avec nos univers, comme l’art pour Lille Art Up! ou le tatouage pour International Lille Tattoo Convention. L’enjeu reste le même : s’intégrer naturellement dans leur contenu, sans forcer le discours.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

Le côté événementiel, sans hésiter. Travailler à Lille Grand Palais, c’est évoluer dans un environnement où il se passe toujours quelque chose. Chaque événement est différent, et il y a une vraie excitation à préparer, puis à vivre le jour J. Je suis aussi quelqu’un de curieux : j’aime aller voir ce qui se passe, observer, capter des moments et ensuite les retranscrire. Et puis il y a la dimension dans le temps. Sur des événements comme Lille Art Up!, on cherche chaque année à faire mieux, à progresser, à proposer de nouvelles idées. C’est un travail qui s’inscrit dans la durée, et c’est très motivant.

Un travail qu’il mène au quotidien en binôme avec Mathilde Cheillan, étudiante en alternance, avec qui il forme un binôme complémentaire, au service des productions et de la marque Lille Grand Palais.

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